1982-2004
J’ai grandi dans la belle campagne de Saint-Armand, dans les Cantons-de-l’Est. Après 4 ans de formation en G.E.E.A (Gestion et Exploitation d’Entreprise Agricole) et trois stages en milieux agricoles, je suis sorti du CÉGEP en 2004, mais ignorant toujours ce que je ferais de mon diplôme.
Été 2004 au printemps 2005
Chez Serres et Pépinière Champlain, je m’occupe à temps plein de l’irrigation des serres et de la livraison de certaines commandes.
2005
C’est précisément à l’été 2005 que j’ai compris ce que je voulais faire dans la vie. En effet, c’est à cette époque que je suis engagé comme « dépisteur » chez Prisme Consortium, à Sherrington. En gros, le dépisteur doit arpenter d’énormes champs en zigzag une à deux fois par semaine et s’arrêter aléatoirement à plusieurs endroits pour consigner la présence de maladies et d’insectes ravageurs. Il collige ses notes et, selon un seuil de tolérance pré-établi, suggère aux producteurs l’application d’un pesticide. En une saison, j’ai vu les mêmes champs recevoir une dizaine de traitements contre des maladies fongiques et des insectes. Après chaque traitement, je devais retourner sur place quelques jours plus tard pour constater son efficacité. En deux mois, après avoir analysé la situation, j’ai conclu que la consommation de ces productions ne correspondait plus à mes valeurs. Il fallait faire quelque chose, mais quoi ?
À la fin de mon contrat avec Prisme ce même automne, j’approche un ami qui exploite une ferme agricole soutenue par la communauté depuis deux ans en lui offrant gratuitement mes services pour le reste de la saison afin d’apprendre ses techniques de travail : récolte des légumes, montage et livraison des paniers, et rencontre de ses partenaires. Comme j’ai adoré mon expérience, j’approche mon beau-père de l’époque, un producteur laitier et porcin conventionnel qui possède beaucoup de terres à Sainte-Brigide-d’Iberville pour qu’il me concède un petit carré sur un retour de prairies (aucun pesticide n’avait été pulvérisé depuis trois ans sur ce morceau de terre). Il m’offre même un vieux bâtiment inutilisé pour que je puisse m’y installer.
2006
Je commence seul ma première saison, qui s’étalera sur 15 semaines de livraisons avec deux points de chute. Grâce à la distribution d’affiches et de plus de 5 000 brochures aux portes des quartiers environnants de Saint-Jean et Sainte-Brigide-d’Iberville, je réussis à recruter 43 familles, qui entreprendront l’aventure avec moi. Sans aide mécanique, je m’en tire vraiment bien, mais avec beaucoup d’effort. Mon ami André me loue le quart de sa serre pour le démarrage de mes transplants de légumes. Mes parents me prêtent leur Dodge Caravan, que j’achèterai l’année suivante, pour les livraisons. Après 2011, elle ne servira plus qu’aux transports dans le champ.
2007
Je me joins au réseau d’Équiterre et je fais 68 paniers, dont la livraison est étalée sur 18 semaines. Déjà plein d’ambition, je décide d’offrir 5 semaines de paniers d’hiver en fin de saison avec livraison aux deux semaines (octobre, novembre et décembre). Vingt familles me suivent dans cette nouvelle aventure. Le bâtiment n’étant pas chauffé, je prépare mes boîtes à l’intérieur du frigidaire et réalise que ce n’est pas une bonne idée de poursuivre le projet pour les prochaines années. Je commence tranquillement à m’acheter de la machinerie, dont un premier cheval de fer, mon « Farmall 140 ».
2008
73 paniers seront produits. Mon désir de devenir vite le plus autonome possible me pousse à faire un gros achat par rapport à mes revenus : mon plus gros tracteur, qui me permet de faire presque tous mes travaux quand je veux sans avoir à louer de la machinerie. C’est encore mon tracteur principal à ce jour.
2009
Équiterre m’offre un beau projet « Fermier au bureau » : un point de chute en entreprise au siège social de RONA à Boucherville. Ce qui fait : 25 paniers chez RONA, 53 à Saint-Jean et 12 à Ste-Brigide. Je produis donc 90 paniers toujours seul sur la ferme. La saison passe de 18 à 20 semaines de livraisons.
2010
N’ayant qu’une location de terre comme frais, j’acquiers de plus en plus de machinerie en me disant que si un jour j’achète une terre, j’aurai déjà mon équipement, et qu’il se déménage bien. Je produis alors 87 paniers, qui sont répartis dans les mêmes points de chute. Au milieu de l’été, en discutant avec André, il nous apparaît évident que j’allais devoir trouver une autre solution pour la serre le printemps suivant, car nous commencions à être vraiment trop serrés à deux dans la sienne. Mon père et moi commencerons à ériger ma nouvelle serre dès l’automne, même s’il s’agissait là d’une dépense imprévue.
2011
Ma plus grosse saison depuis mes débuts : 110 paniers seront livrés pendant 20 semaines. J’aurai un nouveau point de chute proposé par Équiterre : l’Agence de la Santé et des Services sociaux de la Montérégie, à Longueuil. J’achète mon deuxième Farmall, équipé d’un distributeur d’engrais. Il permet d’épandre l’engrais en bande directement au pied du plant avec plus de précision qu’à la volée.
2012
RONA décide de mettre fin au projet « fermier au bureau ». Avec beaucoup d’effort, j’obtiendrai 91 inscriptions. Pour économiser un peu de temps, je décide de changer le mode de distribution des paniers en passant des boîtes toutes faites à la méthode marché ou vrac (les familles composent leur panier en choisissant parmi les légumes proposés). Un cours d’apiculture et l’achat d’une ruche me font découvrir une nouvelle passion pour les abeilles. Avec un coup de chance, j’apprends qu’une ferme voisine de mon ami André Samson est probablement à vendre à Farnham. J’appelle le monsieur : « Oui, oui, la terre est à vendre, mais je n’ai pas pris le temps de mettre mes affiches encore ». Un mois et demi plus tard, nous étions tous assis chez le notaire et je deviens propriétaire d’une ferme de 15 acres avec 2 maisons et une écurie. N’ayant servi que de parc à chevaux depuis plus de 15 ans, les terres peuvent être certifiées bio l’année même. Je prends possession des lieux au mois d’août et je rénove la maison pendant 2 mois tout en m’occupant de mes légumes à Ste-Brigide. J’y déménage le 1er octobre avec ma nouvelle copine Mélanie. La serre construite à l’automne 2010 doit donc être démontée et remontée avant l’hiver, ce que nous avons fait avec l’aide d’amis et de ma famille. La machinerie et tout le reste de l’équipement devront être déménagés entre les deux saisons.
2013
115 paniers sont produits et les livraisons passent de 20 à 25 semaines grâce à la construction d’une nouvelle serre tunnel qui nous permettra de prolonger la saison. Sa construction se terminera à la fin avril, juste à temps pour les premiers semis. Plusieurs travaux seront effectués au printemps : fin de l’établissement de la serre; construction d’un frigidaire ; excavation des fossés accompagnée du creusement d’un étang d’irrigation ; drainage et nivelage des terres ; aménagement de la salle de manutention de légumes, construction des installations pour laver les légumes à l’extérieur. À la fin de l’automne, nous avons entrepris la construction de quatre nouvelles serres tunnel qui seront installées aux champs afin de pouvoir y cultiver des légumes tôt au printemps à l’abri des insectes nuisibles, de produire des tomates et concombres de serre ainsi que d’offrir une protection contre le gel aux légumes plus tard en automne. Les travaux prendront fin au printemps 2014.
2014
144 paniers seront livrés chaque semaine pendant 22 semaines. Un nouveau site Internet est mis en ligne au printemps. Nos espaces de travail sont mieux aménagés. La miellerie sera construite durant l’été et la production de miel est très bonne. Je m’adjoins une première employée temps plein, Isabelle, qui nous aidera tout l’été. Ma copine Mélanie mettra ses mains dans la terre et surtout lors des livraisons; elle sera présente avec moi toute la saison. Pour innover, nous plantons 120 plants de vigne à raisins de table. Un autre étang d’irrigation sera creusé. Plusieurs parcelles seront nivelées au laser, et nous semons enfin des engrais verts pour l’automne. Je fais l’achat d’un nouveau petit tracteur qui servira pour de petits travaux dans les jardins en 2015. Très belle saison.
2015
173 paniers sont produits sur une saison de 22 semaines. Mélanie commence à travailler à la ferme à temps plein, et s’occupe des livraisons du mercredi et du jeudi afin de me permettre de travailler davantage au champ. Une nouvelle employée, Amélie, est là à temps plein, et Isabelle reviendra un peu à l’automne. Nous avons une très belle production de fraises et de légumes en général. Les quantités sont parfois un casse-tête, car nous arrivons souvent serrés pour faire les paniers. La saison de miel n’est vraiment pas bonne malgré les 11 ruches que nous avons. 13 poiriers sont plantés à l’automne, et d’ici 7-8 ans, nous pourrons mettre des poires dans les paniers. Nous mettons 3 000 plants de fraises en terre pour le printemps 2016.
2016
Notre 10e saison ! Nous produisons 180 paniers sur 22 semaines, et nos surplus permettent de fournir quelques clients en semi-gros, dont Avril et Ferme Guyon. Notre petite fille Alyss naît le 9 mai en même temps que l’arrivée de la saison. Un beau défi que nous relevons bien, Maman s’implique beaucoup et Papa dort relativement bien. Un printemps difficile pour les abeilles puisque nous perdons 7 ruches sur 11 :O( La saison est très belle, nous avons de bons rendements et les paniers sont beaux, malgré les 90 jours sans pluie… Du jamais vu. Nous passons notre temps à irriguer les cultures avec les fonds de nos étangs. L’équipe est alors composée de Joanie (temps plein), de Fanny (stagiaire) ainsi que de France et Manon (temps partiel).
2017
Une superbe saison. Avec notre nouveau planteur à légumes, nous pouvons enfin augmenter les quantités mises en terre. Notre plus gros jardin jamais cultivé. Nous ouvrons un kiosque au marché de Chambly tous les samedis, lequel sera la responsabilité de Mélanie. Les premiers gars font leur apparition, Arnaud et Étienne. Avec Jessica et Terry-Anne ainsi que France et Amélie qui font leur retour, nous formons une belle grosse équipe. L’automne 2017 est marquante pour nous puisque le premier coup de pelle se donne pour entreprendre la construction de notre nouvelle maison écologique (solaire-passive). Nous pourrons donc quitter et démolir notre maison passoire vieille de 140 ans en 2018.
2018
C’est une saison qui s’amorce sans avoir pris de repos puisque nous avons passé tout l’hiver 2017-2018 à construire notre nouvelle maison écologique solaire passive. Nous avons aménager en mars, juste à temps pour entreprendre les semis sans travailler sur la maison en même temps. Les inscriptions aux paniers se bousculeront de façon record, nous devons refuser plusieurs familles puisque nous allons atteindre notre objectif dès le mois de mai. Nous franchissons la barre des 200 paniers produits ainsi que le marché de Chambly. Jessica et France sont de retour afin d’apporter de la stabilité et de l’expérience dans l’équipe 2018. Jérémi sera en stage tandis que Jessika et Alexandra seront là tout l’été. C’est Alex qui fera les livraisons du jeudi et Mélanie et moi serons au fidèle rendez-vous du mercredi soir. Une saison qui sera marquée par la maladie automnale jamais nous aurons vu autant de pourriture dans les champs et nous terminons la saison avec pratiquement aucune réserve pour notre hiver. Le revêtement extérieur de la maison se termine durant l’été. Nous allons agrandir notre premier étang d’irrigation afin d’accroitre la réserve d’eau sur la Ferme. Ci-contre, la façade sud de la maison, grande fenestration ainsi que pare-soleil pour éviter la surchauffe en été.
2019
Une excellente saison marqué par une équipe vraiment efficace et dynamique. Jessica et Alexandra sont de retour, s’ajoute Camille et Joël-Anne ainsi que France et Renée-Jeanne qui se partegeront la saison. Les parents à Mathieu s’implique de plus en plus surtout au marché et en livraison. Nous ouvrons un kiosque de vente au marché bio-local de Candiac les mercredis. Plus de 200 paniers sont livrés chaque semaine et nous sommes présent dans deux marchés. Nous débutons la construction d’une nouvelle serre froide pour les transplants. Mélanie reste en congé tout l’été et donne naissance à Eliott le 3 décembre.
2020
Par où commencer pour parler de la saison 2020? La saison qui débute avec tant d’incertitude, la saison de la pandémie…Pour nous, les inscriptions explosent et elles seront complètes avant la fin avril : du jamais vu en 15 ans de métier. Nous devons mettre de nouvelles procédures sanitaires en place. Camille et Alexandra reviennent en poste et le reste de l’équipe de filles devient très vite à l’aise avec les tâches de la ferme, une belle complicité se forme. L’équipe 2020 est une très bonne équipe, Alexandra passe le flambeau à Amélia aux livraisons du jeudi et tout se passe très bien. Mélanie reste près de la maison avec Eliott, mais elle est encore très impliquée. Près de 240 paniers sont produits sur la ferme et le marché de Chambly continue d’être un succès. Dû à l’incertitude de la pandémie, nous décidons de laisser tomber le marché de Candiac afin de pouvoir répondre à la demande de nos paniers. Les points de livraisons de Longueuil et St-Jean augmentent beaucoup et nous augmentons l’offre du mini marché au point de livraison Lord Photo. La saison est également marquée par une énorme sécheresse, le printemps commence froid et très venteux. De manière générale, le sol sèche très rapidement. De mai à début juillet, la pluie qui tombe permet seulement aux légumes de survivent. Nous agrandissons donc encore, un étang d’irrigation en octobre. Cette saison, nous faisons l’acquisition d’une laveuse à bottes qui facilite le lavage ainsi que d’un beau toit au-dessus de notre station de lavage afin de toujours être à l’ombre et à l’abri. Nous installons également un tunnel chenille pour avoir toutes nos tomates sous abri.
2021
Une saison un peu moins occupée, malgré une nouvelle équipe, Camille est la seule à revenir à la ferme. Un peu de changement le jeudi, Laurence laissera Camilia chez Espace organique, elle ira faire le point de livraison de Ste-Julie pour revenir la chercher par la suite. Environs 215 paniers sont produits chaque semaine. Le printemps est très chaud, les fraises produisent beaucoup trop tôt et plusieurs fleurs meurt par le gel. Aucun manque d’eau pour la saison, les lacs baissent, mais reste à des niveaux acceptables. Nous subirons notre plus grosse tempête jamais vu. Le 21 juin, des forts vents et de la pluie torrentielle frappe la ferme de plein fouet en fin de journée. Les chemins de fermes deviennent des rivières et les champs des lacs ou 4 à 6 pouces d’eau stagne pendant un court moment. Notre tunnel chenille s’écrase sous le poids de la pluie et du vent sur environ 30% de sa longueur. Nous devons changer 13 arches, par chance les plants de tomates ne sont pas affectées. L’automne sera un des plus chaud depuis longtemps, début novembre nous pouvons encore travailler à l’extérieur et laver des bacs sans trop se gelée les doigts. Notre essaie de gingembre n’est pas très concluant, mais nous allons retenter autrement.
2022
Pour nous, la saison 2022 débutera avec un drame tragique, puisque l’un de nos très bons amis, nouvellement producteur maraîcher, nous a quittés de façon inattendue lors de notre première journée de travail au champ. Ce fut également une saison difficile sur le plan des inscriptions. La courbe des « inscriptions COVID » s’essouffle et on sent de plus en plus les effets économiques des dernières années. Les prix explosent un peu partout, tant pour les consommateurs en général que pour nos fournitures agricoles, sans parler du prix du pétrole qui atteint des records. Nous n’atteindrons jamais le nombre de paniers souhaité, et la saison se fera avec environ 160 paniers produits chaque semaine. Pour compenser le manque, nous ferons quelques apparitions dans de nouveaux marchés publics, dont Richelieu et Longueuil. Camille est de retour pour sa dernière saison, et Noémie prendra brillamment le relais des livraisons du mercredi et du jeudi. Venant du milieu de la construction, elle sera très travailleuse et énergique dans son travail. Catherine sera avec nous toute la saison pour son stage, et Javier sera notre premier travailleur étranger, venant du Mexique, pour la saison. La saison sera plutôt bonne et très bien équilibrée entre soleil et pluie ; les légumes poussent bien et nos réserves d’eau restent bien pleines. Nous installerons trois tunnels chenilles de 200 pieds chacun, de sorte que toutes nos tomates, poivrons et aubergines seront sous abri (à l’exception des tomates cerises). Notre récolte de gingembre sera particulièrement bonne, et nous pourrons même en inclure dans les paniers à deux reprises.
2023
On pourrait résumer la saison 2023 par un seul mot… mais non, nous ne pouvons pas écrire cela, alors disons « pluie ». Nous avons eu du beau temps sec en mai, mais ensuite, une quantité excessive de pluie pour le reste de la saison. Plusieurs légumes ont souffert de problèmes de maladies au niveau du feuillage, tels que les concombres, les oignons et les cantaloups, pour ne nommer que ceux-là. Nous n’oublierons jamais la nuit du 17 mai 2023, qui nous a forcés à passer une nuit blanche avec une température de -6 °C pendant une bonne partie de la nuit. Nous avions protégé certaines cultures avec plusieurs couches, mais ce qui était le plus inquiétant, ce sont nos fraises en pleine floraison ainsi que nos tomates, poivrons et concombres en tunnel. Nous avons réussi à sauver les cultures malgré quelques dégâts inévitables. Catherine et Camille reviennent nous aider à temps partiel pour la saison. Zoé et Mahée, de l’école professionnelle de St-Hyacinthe, seront nos employées pour la saison (champ, livraisons et marché), tout comme Leonicio et Juan du Mexique, qui nous apporteront également une aide précieuse au champ. Nous produirons 135 paniers à la ferme, ce qui représente une nouvelle baisse de la vente de paniers, non prévue. Nous ferons également partie du nouveau projet « Biolocaux des Cantons » en fournissant des légumes d’automne pour la production de paniers d’hiver dans la région des Cantons-de-l’Est.
2024
La saison 2024 fut relativement bonne dans son ensemble et bien équilibrée côté chaleur et pluie. Côté apiculture, c’est difficile puisque nous perdons 6 ruches sur 8. Par contre, nos deux survivantes seront fortes et débuteront la saison en pleine forme. Nous diviserons les ruches durant l’été et terminerons la saison avec 8 ruches, confiants pour l’hiver à venir. Nous avons mis en place une nouvelle offre de paniers, à savoir les paniers à la carte pour certains points de livraison. Cela a été très apprécié et concluant, ce qui nous permet de poursuivre cette option en 2025. Nous produirons un nombre de paniers similaire à celui de 2023. Tous les légumes ont bien performé, et nous avons eu de très belles récoltes de concombres, melons et cantaloups, comparé à une récolte quasi inexistante en 2023. Catherine nous aide encore cette saison, et Kimberly (la sœur de Mélanie) nous aidera trois jours par semaine. Alex, notre franco-ontarien, sera avec nous une partie de la saison et s’occupera des livraisons du jeudi. Mélanie sera très occupée avec les marchés publics du samedi. Après deux saisons d’« essai-erreur » avec des travailleurs étrangers, nous avons enfin trouvé nos deux perles rares. Ce sont Elias et son frère Luciano, du Guatemala, qui seront nos travailleurs dédiés au champ toute la saison. Ce sont des personnes joyeuses, intègres et reconnaissantes, avec qui travailler est un véritable bonheur. En raison de certains problèmes internes, la CAPÉ disparaîtra, mais heureusement, le RFF survit. De plus, le projet des Biolocaux des Cantons est de nouveau opérationnel à l’automne, ce qui nous permet d’envoyer sept bennes de légumes différents à l’entrepôt pour les paniers d’hiver 2024-2025.